Contribution Emancipation 83 : les enjeux du congrès de la FSU

, par  Emancipation 83

Ci-dessous et en pièce jointe la contribution d’Emancipation 83 concernant les enjeux du prochain congrès de la FSU.

Un congrès offensif pour
un syndicalisme de lutte et démocratique

Le gouvernement va très loin dans une politique hostile au monde du travail, aux jeunes, chômeurEs et précaires, sans-papiers et migrantEs... Suppressions de postes et dégradation des conditions de travail, réformes territoriales, pacte de responsabilité, attaques contre le code du Travail et la Sécurité sociale, contre les libertés fondamentales. Mêmes attaques dans l’Ecole : "rythmes scolaires", LRU2 et regroupements d’universités, contre-réforme du collège, casse des statuts de 1950... Et d’autres régressions s’annoncent contre le statut de la Fonction Publique, contre le code du Travail...

Or le syndicalisme n’offre pas d’alternative crédible et, pire, parfois il ne s’oppose même pas à certaines mesures nocives.

Ainsi, la direction de la FSU vient d’imposer au forcing la signature de l’accord PPCR (parcours professionnel carrières rémunérations). Cela place la FSU aux côtés de syndicats d’accompagnement comme la CFDT et l’UNSA, en l’intégrant dans le cadre voulu par le pouvoir : cet accord a pour but de faciliter la poursuite de l’austérité et des attaques contre les statuts. Il serait temps de sortir de cette logique !

Notre congrès aura deux enjeux majeurs dans ce contexte :
- face à la politique du pouvoir, porter l’espoir d’une autre société, en rupture avec le capitalisme et non pas en l’accompagnant. Cela passe par des revendications en cohérence avec ce but : pour l’Ecole et ses personnels, et pour l’ensemble de la société, en combattant toutes les dominations (patriarcales et sexistes, religieuses, économiques et patronales, xénophobes…).
- changer le syndicalisme : la résignation et l’acceptation de la société capitaliste produisent un syndicalisme routinier, voire d’appareil. La FSU n’est pas épargnée. Pourtant toutes les conquêtes sociales ont été obtenues par des grandes grèves et la conduite des luttes par les personnels dans le cadre d’AG, et non par le "dialogue social" ou des journées d’action sans lendemain ni perspectives.

C’est dans cette voie que la FSU doit agir, en commençant dès maintenant pour obtenir le retrait des contre-réformes (notamment celle du collège) qui mettent à mal l’égalité du droit à l’éducation, les conditions d’études des jeunes et de travail des personnels : une grève jusqu’à satisfaction, appuyée sur les AG de personnels, et de toute l’Education nationale !

contact : er@emancipation.fr

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