En Grèce comme ailleurs, solidarités contre le capitalisme

, par  Emancipation 83

Ci-dessous et en pièce jointe, le tract d’Emancipation sur la question.

Spéculateurs, patrons, fonds de pension pillent la Grèce et le FMI et la commission Européenne organisent le paiement de « la dette » par les travailleurs. A qui le tour après ? l’Espagne, l’Italie… En France, Fillon en profite pour anticiper l’austérité. Et nos directions syndicales font docilement la queue pour s’entendre imposer « l’agenda social » de ce gouvernement.

Fillon refait « le poids de la dette » et de la solidarité avec les générations futures, en ajoutant les retraites dans la balance. Pas pour stopper les cadeaux aux nantis, aux financiers (il voudrait bien introduire les fond de pensions dans les retraites), mais pour justifier {{}}

|l’aggravation des suppressions de postes et, pour les trois ans à venir, l’asphyxie financière des services publics, à commencer par ceux qui sont essentiels pour les générations futures. Autant d’attaques qui devraient recevoir une réponse immédiate |

Pour les libéraux de l’espèce de Sarkozy, « solidarité bien ordonnée commence par soi même ». Et la génération à venir, la jeunesse devrait, en fait d’allègement de la dette, passer toute sa vie à payer celui des banquiers et des patrons : Elle devrait naître plus mal, être privée de crèche, de maternelle, d’un enseignement polyvalent et exigeant, d’enseignants formés pour leur métier, et de diplômes reconnus par les conventions collectives et donc condamnée à la précarité. Et si d’aventure, malgré toutes ses attentions, elle décroche, elle sera fichée, et si elle n’est pas d’un milieu qui peut lui payer ce que le service public n’offrira plus, un secteur qui recrute, l’armée, pourrait s’occuper d’elle, en l’enrôlant, ou en la matant.

Quand à la retraite de cette génération, Sarkozy rêve pour elle d’un système par capitalisation, et programme d’augmenter la durée de cotisations et l’âge légal de la retraite, de baisser les pensions et d’attiser la division public/privé. Là aussi ce sont les travailleurEs qui sont mis à contribution. Pourtant les prélèvements sur les profits des patrons, et des spéculateurs, et le remboursement de ce qu’ils doivent à l’Etat, permettraient d’équilibrer les retraites, tout en satisfaisant les revendications :

|Pour touTEs, retraite à 60 ans après 37,5 annuités de cotisations, avec un taux de remplacement de 75 %, Maintien du code des pensions, des six derniers mois, pas de caisse FP ! |

Pour espérer imposer ces revendications, il faut d’abord dénoncer clairement la campagne grossière du pouvoir, qui prétend sauver les solidarités, alors qu’il les casse.

Ensuite il faut d’urgence organiser la solidarité, la vraie, celle des travailleurEs, celle dans la lutte des actifs (dans l’emploi ou chômeurs, sous statut ou précaires, sans papiers…) avec les retraitéEs et les jeunes.

|Et pour redonner des perspectives aux salariéEs lasséEs par la stratégie perdante des directions syndicales, il convient d’envoyer un signal fort en cessant de cautionner, par une présence inutile, les réunions où les systèmes de solidarité sont dépecés, en arrêtant de s’accrocher au dialogue social de Sarkozy, comme le pendu à la corde ,et en appelant dans l’unité la plus large à la grève interprofessionnelle à compter du 27 mai. |

Comme en décembre 2008, où Sarkozy et Darcos reculaient sur la réforme du lycée, craignant la convergence entre les luttes de jeunes en France et en Grèce, faisons changer la peur de camp, en organisant la solidarité avec les travailleurs grecs contre l’Europe des charognards.

Mobilisons nous pour l’annulation de la dette Grecque ;

faisons vivre des réseaux de solidarité entre travailleurEs européens.

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