Quelle stratégie de lutte pour battre la politique gouvernementale ?

, par  Emancipation 83

Le conseil syndical académique du SNES réuni le 4 mars a débattu de la situation de l’action. Ci-dessous et en pièce jointe le motion défendue à ce sujet par la tendance Emancipation (et rejetée par la majorité).

Motion Action Emancipation :

En ce moment, dans plusieurs académies les personnels se mobilisent (grèves reconductibles, blocages…) contre les dotations horaires, et les réformes gouvernementales. Ils se battent :
- contre le démontage de notre système éducatif, de la maternelle à l’université.
- contre les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail, des salaires, des statuts et de la formation des enseignantEs,
- et au-delà de l’Education, contre le saccage de l’ensemble des services publics (La PJJ, Pôle Emploi, la Poste, l’hôpital…), des collectivités territoriales, des retraites… Et plus généralement pour défendre tous les acquis sociaux.

Cette situation impose au syndicalisme de :
- faire le choix de la clarté revendicative : retrait de toutes les réformes et projets gouvernementaux, 300 euros pour touTEs, 37,5 annuités pour une retraite pleine à 60 ans calculée sur les 6 derniers mois, titularisation de touTEs les précaires, arrêt immédiat de la répression et des mesures liberticides…
- dénoncer le "dialogue social" de Sarkozy et cesser toute participation aux réunions de concertation/caution. Le syndicalisme n’a par exemple rien à gagner à s’adapter au contenu et au calendrier de « l’agenda social » de Sarkozy, comme les réunions prévues dans la Fonction Publique sur la « reconversion professionnelle » et les « référentiels métiers ».
Réaliser ces conditions ouvrirait la voie à un mouvement général de la maternelle à l’université contre la politique du gouvernement.

En Ile-de-France, mais aussi dans d’autres académies, des établissements ont commencé l’action, notamment par la grève reconductiblecontre les suppressions de postes, pour le retrait des « réformes » rejetées notamment la réforme des lycées.
Le conseil syndical académique estime qu’il est de la responsabilité des organisations syndicales et en premier lieu du SNES de s’engager dans la généralisation de ces luttes :
- en appelant les personnels à être massivement en grève les 12 et 23 mars. Concernant le 23 mars, il estime que la FSU doit porter fortement ses revendications (37,5 annuités, retraite à 60 ans et 75%, 6 derniers mois, code des pensions…).
- en œuvrant à impulser les cadres de débat et de décision pour organiser l’action. Il informera et appellera les collègues à s’impliquer dans les AG de grévistes appelées par les intersyndicales et les AG inter-établissements proposées par les intersyndicales d’établissements.
- en œuvrant à impulser la reconduction de l’action entre les 12 et 23 mars. Le SNES proposera des initiatives communes en ce sens dans les intersyndicales départementales, visant à étendre les débats et mobilisations aux établissements qui ne seront pas encore pleinement mobilisés. Il proposera des initiatives de grève entre les 12 et 23 mars.

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