En direct du congrès de la FSU de Lille : deuxième jour

, par  Emancipation 83

Deuxième jour :
Ce matin commission. Nous sommes réunis par thème de 1 à 4 (voir doc FSU) et nous proposons amendements et autres en fonction des mandats soit des SD soit des tendances. Un peu complexe et technique. Un sacrée travail pour les animateurs ....
Bref, ça chôme pas....

Première impression du syndiqué de base : C’est incroyable comment un problème global, des réformes aussi concertées nous arrivent en pleine poire et que nous n’arrivions pas à l’unité. En écoutant chacun des syndicats (territoriale, judiciaire, snes, snep, recherche, métier de la mer, culture, ...), on a un aperçu assez précis des attaques pour une déstructuration globale. Mais malheureusement, nous ne sommes pas capable tant nationalement (pourquoi ?) que localement de réagir en bloc, de réagir en fonction publique d’état. Cela parait évident, mais nous mettrions nous en grève pour défendre les collègues du SNASUB par exemple ... non ! Pourtant c’est que qui a eu lieu en Guadeloupe... qui milite autrement....

Le deuxième jour, les commissions se mettent en place (4 au total, + commission femme, gay/lesbienne, retraité, ...). Un vrai travail de fourmi sur un pavé de 80 à 100 pages, correspondant à la compilation des toutes les contributions départementales et disséquées, analysées en quatre commissions principales. Comme tout le monde cherche à intervenir, ce ne sont pas forcement des débats mais plus des contributions que chacun apporte. Pas de vote, la commission, que je suppose plurielle, décide plus ou moins ce qui est « intégré » dans le texte global ou « sera défendu en pleinière ».

Pour une première fois c’est assez impressionnant, ça grouille, les habitués des congrès s’agitent dans tous les sens, produisent des textes, « négocient » des tournures de phrase avec telle ou telle faction.... C’est un travail de fou quoi !.... Pour suivre c’est pas évident, et on arrive pas bien à voir aux sorties de ces commissions ce qui est gardé et surtout ce que cela donne, malgré les efforts des tribunes. On le découvrira le lendemain matin, grâce aux fourmis du congrès qui jusqu’à la fin de la nuit ont réuni, mélangé, mixé les différentes interventions qui ont eu lieu en commissions.
ET en plus le lendemain matin, ils présentent à la tribune... Respect car franchement les 35h elles sont faites en moins de 48h.

Pendant ce temps, chacun doit aussi prévoir ses interventions pour le lendemain, pour la plénière. Comme le temps est compté, le temps d’intervention est la préocuppation principale : 2 min pour défendre tel point ou telle motion.... comme si ces dernières étaient d’un enjeu primordial. Le soir après le repas, pendant que les commissions travaillent sur les textes, les tendances discutent et préparent leur stratégie pour les pleinières.
Un regret toutefois, le manque de temps pour débattre, réellement débattre, par exemple, concernant la masterisation, ou l’adhésion à la CSE/CSI, le rapprochement de la CGT, par exemple. Il y a eu environ 50 interventions en moins de 2H, et en fin d’après-midi dans la précipitation sur la masterisation... Difficile exercice que de faire un débat de qualité. Il ne faudrait pas être limité en temps ..... Ou bien ne faire des commissions QUE sur les choses qui ne sont pas consensuelles...

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