mobilisation au collège Matisse (Saint-Maximin)

, par  Emancipation 83

Ci-dessous un article de Var-Matin sur le collège Matisse... décidément, la politique de ce gouvernement est refusée par les personnels !

Le lycée Maurice-Janetti, déjà à Saint-Maximin, avait lancé les hostilités mi-janvier. Depuis, les établissements de Saint-Zacharie, Besse-sur-Issole ou Rocbaron sont, entre autres, entrés dans la ronde des revendications adressées au rectorat.

Effet boule-de-neige ou mal contagieux... C’est aujourd’hui la communauté éducative du collège Henri-Matisse qui se mobilise. Dénominateur commun de ces mouvements : « Dénoncer les conséquences d’une politique visant à réduire les personnels de vie scolaire et les remplacements d’enseignants pour des économies de bouts de chandelle, alors qu’il y va de la sécurité et de l’avenir de nos élèves  ». Jonathan Rotela, élu FSU (fédération syndicale unitaire) du collège, se fait le porte-parole du sentiment de l’ensemble des enseignants, toutes sensibilités syndicales confondues.

Contexte tendu
Les fédérations de parents d’élèves (FCPE et API) partagent cet avis et ont, de leur côté, adressé un nouveau courrier à l’inspecteur d’académie : « Une fois de plus, jeudi 28 janvier, un groupe d’élèves du collège se livrait à des actes de violence qui ont conduit cinq collégiens aux urgences (lire notre édition du 29 janvier). Ce contexte rendu tendu et difficile trouve, si ce n’est son origine, au moins ses conditions de réalisation dans un manque de personnel de vie scolaire...  »
Aux dires des enseignants, l’ambiance de l’établissement se dégrade, les actes d’incivilité et les malveillances se multiplient. Le représentant FO raconte avoir mis dix bonnes minutes à trouver un surveillant pour séparer deux adolescents qui se bagarraient.
Tous sont unanimes : le fait qu’il manque un demi-poste de conseiller principal d’éducation, un poste de surveillant et un demi-poste d’éducateur nuit à un encadrement efficace. «  Deux jours par semaine, un seul CPE s’occupe des 900 élèves...  »

Instabilité éducative
Et d’évoquer les enseignants vacataires qui « défilent. Au-delà de 200 heures, soit environ un trimestre, leur contrat n’est pas renouvelé. Du coup, les classes sont prises en charge par trois personnes différentes dans l’année. Les heures hebdomadaires des surveillants sont passées de 344, en septembre, à 277 en janvier. Le déficit implique moins de personnel durant les recréations et la pause méridienne, au portail pour filtrer les sorties, au restaurant scolaire (750 inscrits) ou au service de suivi des absents. D’une part, cela crée de la précarité pour les personnels concernés, enseignants ou assistants de vie scolaire. D’autre part, impossible de mettre en place une politique sur le long terme, avec du tutorat par exemple.
« Il ne faut pas oublier, également, que le collège ne devrait pas accueillir plus de 600 élèves. Nous en avons 300 de plus, mais pas les moyens en adéquation. Depuis septembre, le principal a changé deux fois. L’actuel a fait remonter ces difficultés au rectorat mais, pour l’instant, tous les courriers sont restés lettre morte.  »

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