grève et occupation nocturne au collège de Besse

, par  Emancipation 83

Ci-dessous le tract diffusé par les parents et les personnels du collège de Besse, leurs actions et les échos dans la presse.

Ce soir lundi 1 février

- Occupation nocturne du collège par les parents, des agents et les profs
- Tentes dressées dans la cour
- Venue de Varmatin , La Marseillaise , France 3
Demain mardi 2 février

- Grève agents et profs pas de cours ni cantine
- Occupation du rond point , banderoles , peut-être péage
- A 10 heures venue des élus : maires et CG et de la presse

Texte du tract

Collège de Besse en colère
Scolarité et élèves en danger

GREVE GENERALE LE MARDI 02 FEVRIER

Vos enfants méritent mieux qu’un collège où les conditions d’accueil ne sont plus satisfaisantes :
1-Collège trop petit (collège prévu pour 600 élèves ; ils sont 700 et seront 730 à la rentrée 2010).
2-Cantine trop petite (150 places ; ils sont 600 demi-pensionnaires).
3-Personnel insuffisant : 2 postes de surveillant ont été supprimés ; 1 poste administratif a été supprimé ; il n’y plus de Conseillère d’orientation psychologue ; il manque un CPE et un agent technique ; des professeurs absents ne sont pas remplacés.

Nous demandons à l’inspection académique, au rectorat et au conseil général, restés trop longtemps sourds à nos revendications :
- une solution immédiate au manque de personnel.
- une solution pour la rentrée 2010 concernant les structures trop petites.

Pour toutes ces raisons, il y aura une GREVE GENERALE LE MARDI 02 FEVRIER

Nous vous demandons, pour l’avenir de vos enfants, de soutenir cette action et d’y participer dans la mesure de vos possibilités.

Avec le soutien de la FCPE et de l’APEI.
Le personnel du collège.

Article de Var-Matin

(De fauche à droite) Charles Basso, adjoint au maire de Besse ; Paul Denis, conseiller général ; Patrick Astésana et Bernard Fournier, respectivement premiers magistrats de Pignans et Flassans, espèrent que la meilleure solution sera trouvée.
La colère gronde au collège Frédéric-Montenard. Et s’amplifie. Après l’occupation de l’établissement dans la nuit de lundi à mardi (voir notre édition d’hier), les personnels étaient en grève, hier, (100 % des professeurs titulaires et 80 % des techniques et administratifs), soutenus par les parents d’élèves.
À l’invitation de ce collectif, des élus (conseiller général, maires et adjoint) étaient présentspour faire part de leurs positions (voir encadré).

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Effectifs en augmentation constante
On n’apercevait aucun collégien dans la cour mais de nombreux professeurs, agents et parents se tenaient devant les grilles. À l’opposé de la situation habituelle !
Aux yeux des grévistes, l’académie et le conseil général doivent rapidement trouver des solutions pour faire face au sureffectif en apportant des moyens. Humains et structurels.
Depuis l’ouverture en septembre 2005, le nombre d’élèves a augmenté progressivement chaque année. Passant de 540 à 700 actuellement. « Il en est prévu 730 pour la rentrée 2010  », précise Mathieu Bonnefoy, représentant des enseignants au conseil d’administration.

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Manque de postes
Ce dernier déplore, à l’instar de ses collègues, que l’effectif des personnels dans tous les services n’ait pas suivi cette courbe ascendante. Au contraire.
« Nous avons perdu deux postes de surveillant en janvier. D’autre part, il n’y a toujours qu’une conseillère principale d’éducation. Ce qui pose un réel problème pour la vie scolaire. Elle ne peut gérer que l’urgence. De fait, le travail de fond et de prévention est occulté. On déplore aussi quelques enseignants non remplacés  », ponctue le professeur de SVT. Il met également en exergue l’absence, pendant deux mois, d’une conseillère d’orientation psychologue.
Un clou enfoncé par Bernard Ferriere, représentant des personnels Atos au conseil d’administration. « Au niveau des administratifs, l’académie de Nice est la plus sous-dotée de France. Et le collège de Besse est le plus sous-doté de l’académie. Ici, notre charge de travail est plus importante car nous comptons beaucoup de familles en difficulté. Il manque un poste. Ce constat est le même pour le service du restaurant scolaire, d’entretien et de réparation  ».

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150 places pour 600 demi-pensionnaires
Face au nombre croissant des élèves on risque de se trouver à l’étroit dans l’établissement. « Il va manquer des classes (le collège en compte 27 pour 28 divisions actuellement) pour accueillir les adolescents  », martèlent les porte-parole du collectif. « 730 élèves représentent trente-deux divisions. »
Quant à la cantine, ils tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme. « Elle compte 150 places pour 600 demi-pensionnaires qui doivent rapidement prendre leur repas dans un bruit insupportable. Les cuisiniers doivent assurer quatre services.  »
Alors, quelles solutions ? Les personnels et parents attendent des réponses rapides. Sinon, « la marmite risque d’exploser  », pouvait-on entendre dans les rangs de la contestation.

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