Adresse aux syndiqué-e-s de la FSU : Face à la faillite de la direction nationale de la FSU, mobilisons nous !

, par  Emancipation 83

Face à la faillite de la direction nationale
de la FSU, mobilisons nous !

Pour beaucoup de syndiquéEs des différents syndicats nationaux de la FSU qui se sont investis ou sont solidaires dans les luttes qui ont été menées depuis des mois pour le retrait du projet de "masterisation", contre la liquidation des IUFM et la réforme de la formation des enseignantEs, l’abstention et le refus de vote de directions syndicales de la FSU sur les projets de décrets concernant les professeurs agrégés, certifiés, les conseillers d’éducation et les professeurs d’EPS, lors du CTPM (Comité Technique Paritaire Ministériel) du 28 mai, ne suscite avec juste raison que l’incompréhension, l’écœurement, la colère.
Même la présidence de la CPU (Conférence des Présidents d’Universités) pourtant si modérée, a ressenti la nécessité d’adresser un courrier de protestation au Ministre contre la présentation de ces décrets. A l’intérieur de la FSU, les discordances en CTPM sont apparues, avec les directions SNUIPP et SNUEP qui ont orienté le vote en contre sur les secteurs les concernant. La direction du SNESUP, syndicat non représenté au CTPM qui syndique les personnels des universités, désapprouve ces votes dans un communiqué.
Mais après une telle forfaiture, la question de confiance vis à vis de la direction nationale de la FSU est désormais posée avec une acuité renforcée, car cette direction vient de montrer qu’elle continue sa stratégie de co-écriture avec le ministère de réformes néfastes.
L’heure n’est pourtant pas au découragement et à l’abandon du syndicat. Bien au contraire, en cette période de préparation du congrès national de la FSU, l’heure est à la mobilisation générale de toutes les énergies pour sanctionner cette direction de capitulards qui ne songe qu’à foncer tête baissée dans le miroir aux alouettes de la représentativité et du pseudo dialogue social.
C’est l’heure de se mobiliser pour que le syndicat redevienne enfin ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, un outil, notre outil, qu’il s’agit de se réapproprier, pour le mettre au service des luttes et de la transformation sociale. A l’opposé du chèque en blanc et des mandats à géométrie variable, c’est le contrôle permanent des syndiquéEs sur les positions défendues par l’organisation syndicale, et le droit de sanction en cas de manquement, qu’il s’agit d’organiser.
Une étape de plus est celle du CSFPE (Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’État) du 12 juin : la FSU peut encore s’en saisir pour revoir sa position et voter contre ces projets.
C’est ce à quoi Emancipation, qui a toujours combattu sans réserve l’orientation de la direction fédérale actuelle et qui a refusé de s’y associer, veut contribuer avec tous ceux et toutes celles qui refusent ce syndicalisme du renoncement et de l’accompagnement.

Emancipation tendance intersyndicale, 6 juin 2009

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