Amendements Emancipation - Thème 4

Le thème 4 a pour sujet "Quel syndicalisme, quelle Fsu pour demain ?". Voici les sept amendements que nous avons présentés.
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1) AG et coordination :

page 44, intégrer un nouveau paragraphe après le deuxième paragraphe du 2.a (« ... coordinations représentatives) :

« Les luttes des dernières années ont montré l’importance des Assemblées Générales des personnels. Pour la FSU, l’AG des personnels est un lieu incontournable de construction des mobilisations et des luttes sociales. Non syndiqués et syndiqués peuvent s’y retrouver, y échanger, débattre et décider des revendications, du type de mobilisation et des actions à mettre en œuvre.

Pour la FSU un mouvement delongue durée se construit à partir de la réunion des personnels au niveau de l’établissement, du secteur géograhique, du département. La coordination des AG au niveau départemental est nécessaire pour harmoniser les différentes actions menées, et permettre une auto-organisation des luttes, un contrôle de la mobilisation par les personnels eux-mêmes.

La FSU considère qu’il est de la responsabilité des syndicats d’être présents en tant que tels dans ces structures (AG, coordinations, comités de grève, etc...), d’y défendre leurs orientations et de faire jouer tout leur rôle aux AG :
- comme lieux de débat
- comme lieux d’élaboration des plates-formes revendicatives
- comme organismes de prise de décision et de mandatement, engageant les composantes de l’AG

La FSU soutient la mise en place de structures d’auto-organisation des luttes, en veillant notamment à la démocratie et à la représentativité des AG (délégués mandatés). Elle estime en même temps qu’il ne faut pas opposer ces dernières aux structures syndicales : les syndicats ont un rôle spécifique à jouer. »

2) Recomposition syndicale :

Page 45 : supprimer le titre du 2.b. (« Comment poursuivre la mise en œuvre... fonctions publiques » ?)

3) Unité syndicale :

Page 45Page 45 : entre le 2.b. et le 2.c., intercaler un nouveau paragraphe :

« La FSU et l’unité syndicale :

La FSU refuse la division syndicale, et se situe dans la perspective de la réunification syndicale, comme l’indiquent d’ailleurs ses statuts. Elle considère comme valide l’orientation fondatrice du syndicalisme enseignant : la recherche d’une confédération de masse, unifiée et démocratique, tous les courants du mouvement syndical pouvant y cohabiter par l’exercice effectif du droit de tendance.

La FSU n’ignore pas que cette perspective peut sembler lointaine pour la salariés, et qu’elle rencontre dans les circonstances actuelles de réelles difficultés. Elle considère qu’en tout état de cause les évolutions du syndicalisme qu’elle porte :
- ne doivent pas provoquer un accroissement de la division et de la concurrence syndicales, que ce soit au niveau de la Fonction Publique ou au niveau interprofessionnel.
- doivent tendre au contraire à une unification du syndicalisme.
- doivent se réaliser en préservant les garanties démocratiques existant actuellement dans la FSU (droit de tendance) ».

4) Syndicalisme et institutions :

Page 46 : Intercaler un nouveau paragraphe entre le 2.d. et le 2.e.

« Le syndicalisme et les institutions :

Les choix gouvernementaux s’inscrivent dans une logique globale, visant à remettre en cause l’ensemble des droits (sociaux, civiques, politiques) des salariéEs, au travers du démantèlement des solidarités collectives et des services publics. Cette logique, pour être mise en œuvre, s’accompagne d’une redéfinition des structures de l’Etat (régionalisation, décentralisation et contractualisation).

Dans le même temps, il s’agit pour le gouvernement d’affaiblir le potentiel de lutte dont est porteur le syndicalisme par divers moyens :

- par la répression et la criminalisation du syndicalisme. La FSU dénonce toutes les menaces contre les droits syndicaux et le droit de grève, et soutient les personnels victimes de cette répression.

- mais aussi en neutralisant le rôle revendicatif des organisations syndicales, par leur intégration accentuée dans les institutions. Un biais privilégié pour cela est le développement des instances de "dialogue social local" à tous les niveaux-développement favorisé par un certain nombre de réformes comme la LOLF-, et qui offrent de moins en moins de possibilités de défense des droits des personnels, alors que dans le même temps les instances paritaires traditionnelles se vident progressivement de leur contenu.

Pour la FSU, le syndicalisme doit refuser cette dérive et ne pas cautionner cette politique en participant à la mise en place de ces réformes libérales ; pas plus en faisant des « propositions » d’aménagements qu’en réclamant de "véritables" structures de concertation, où les personnels et les usagers participeraient à l’élaboration des décisions avec les collectivités territoriales et/ou les représentants de l’Etat dans le cadre de l’application de ces réformes de structures ; et encore moins en anticipant l’applicationde ces « réformes », qui n’est pas encore gagnée (décentralisation, réforme de l’Etat...) : le rôle du syndicalisme n’est pas de co-gérer la régression sociale, de participer à la production de textes réglementaires défavorables pour les droits des salariés ; il est de faire valoir les revendications des personnels.

Loin de penser que les « réformes » auraient pu être moins néfastes si elles avaient donné lieu à plus de concertation ou si elles s’effectuaient sans déploiement des moyens, ou qu’il faudrait attendre une alternance politique qui les corrigeraient ou les remettraient éventuellement en cause, la FSU considère au contraire que ces « réformes » doivent être combattues :
- le syndicalisme peut contrer les tendances à l’institutionnalisation en s’appuyant en priorité sur l’activité syndicale sur les lieux de travail, par la revitalisation des sections syndicales de base fonctionnant sur le principe de l’assemblée générale souveraine : les rapports avec la hiérarchie et les représentants de l’Etat doivent être portés avant tout par la mobilisation des personnels, mandatant leurs représentants pour faire aboutir leurs revendications. La démocratisation du fonctionnement de l’Etat passe ainsi par l’établissement d’un rapport de forces favorable aux salariés, et non par la participation tous azimuts à toutes les structures de « dialogue social » qui se mettent en place.
- la FSU n’a pas à intervenir dans des instances ne permettant pas l’expression des revendications syndicales, il n’a pas à cautionner des organismes qui ont pour but d’organiser la hiérarchisation, la mise sous contrôle et la casse des statuts des personnels. »

5) Altermondialisme :

Page 49, intégrer à la fin du 3.d. (« La FSU dans le mouvement altermondialiste ») un nouveau paragraphe :

« Concernant le mouvement altermondialiste structuré autour des Forums Sociaux, la FSU estime qu’il constitue un allié pour le mouvement syndical. Ainsi la FSU est-elle partie prenante des Forums Sociaux aux différents niveaux (locaux, européens et mondiaux). Pour la FSU, le cadre des forums sociaux ne saurait constituer un embryon de « direction internationale » des mouvements sociaux, mais plutôt un lieu d’échanges et de débats, où différentes organisations peuvent décider ensemble d’actions communes sur des sujets variés. La FSU estime nécessaire que le mouvement altermondialiste retrouve un nouveau dynamisme, elle défendra les perspectives suivantes dans les Forums Sociaux :
- l’indépendance politique et matérielle (y compris financière ) par rapport aux gouvernements et institutions.
- une démocratisation du fonctionnement et un élargissement de la participation du monde du travail ; pour la FSU, les Forums Sociaux Locaux peuvent constituer un outil privilégié dans ce but : ils peuvent permettre une participation populaire accrue, et la prise en compte de leur point de vue dans le fonctionnement du Forum Social Européen est indispensable.
- le lien avec le milieu local, l’expérimentation de pratiques sociales en rupture avec le libéralisme, porteuses de valeurs émancipatrices : soutien aux luttes locales, mise en place de lieux et de moments d’auto-organisation, de transformation temporaire du milieu local (publicité, gratuité des transports, participation des populations locales au Forum Social...).
- la défense de la laïcité, valeur de portée universelle, dans le mouvement altermondialiste. A ce titre la FSU sera vigilante concernant le respect des valeurs laïques au sein du mouvement altermondialiste, en particulier sur la question de ses rapports avec des forces religieuses. Elle combattre la présence de courants religieux fondamentalistes ou intégristes au sein du mouvement altermondialiste. »

6) Syndicalisme européen :

Page 50 : supprimer le dernier paragraphe du 4.c. (adhésion à la CES)

7) Syndicalisme européen :

page 50, 4.c. (syndicalisme international et européen), remplacer les deux derniers paragraphes et les remplacer par :

« La CES est actuellement la seule structure syndicale organisée au niveau européen. Toutefois, la FSU estime que ses orientations actuelles empêchent toute possibilité d’adhésion de la FSU : les rapports aux politiques libérales, le manque d’indépendance politique et institutionnelle par rapport aux institutions de l’Union Européenne, le soutien réaffirmé il y a quelques semaines au projet de « Constitution » européenne, constituent des désaccords importants. La FSU est par conséquent favorable au regroupement, en vue de mobilisations communes, de toutes les forces syndicales qui, dans la CES ou hors de la CES, combattent les politiques libérales décidées au niveau européen. »

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