Université de Toulon : non à la répression !

, par  Emancipation 83

Ci-dessous le dernier communiqué de la coordination de l’université de Toulon.
Il importe que nos organisations syndicales continuent à soutenir les revendications du mouvement universitaire, et s’opposent à la répression de plus en plus sévère dirigée contre lui.

Communiqué de presse - Mardi 11 mai 2009
Coordination Université de Toulon

*Les forces de l’ordre interviennent pour la deuxième fois sur le
campus de Toulon

L’assemblée Générale du mardi 5 mai a voté, comme moyen de
coercition, le blocage du campus de l’université de Toulon. Le but
était d’ouvrir des négociations sur les revendications nationales du
mouvement universitaire et pour obtenir de la présidence la
neutralisation du second semestre afin de ne léser aucun étudiant,
gréviste ou non, par une évaluation tronquée.

Avec le soutien du premier ministre, le président de l’Université du
Sud Toulon Var, Oueslati Laroussi a, pour la deuxième fois, agit en
fonction de ce qu’il avait annoncé. Après une première intervention
avortée la semaine passée, ce lundi 11 mai vers 6H30, le président de
l’université, accompagné de 3 cars de police, 3 voitures banalisées et
secondé par le chargé de mission "Informatique et Libertés", M. Arnaud
Lucien, et le chef de service "sécurité des bien et des personnes", M. 
Patrick Gruau, a rapidement autorisé les forces de l’ordre à dégager
les barricades. Une fois le premier portail ouvert, le président a
traversé le campus et s’est dirigé vers les autres entrées afin
d’ouvrir les barrières aux véhicules des forces de l’ordre qui le
suivait. Ces dernières, visiblement préparées (Tonfa, flash-ball,
matraque, ...) ont ensuite gardé les entrées principales jusqu’à 10H
environ avant d’être relayées par une entreprise de sécurité.

Un blocage est coercitif et gênant. C’est d’ailleurs dans un but
d’alerte qu’il a été voté en toute connaissance de cause lors de l’AG
du 5 mai à l’appel de la 9ème CNU. Mais la coordination de Toulon
regrette fortement les décisions répressives du président Oueslati
Laroussi qui, visiblement, a perdu la notion de dialogue et de
négociation dans un mouvement social visant la sauvegarde des services
publics d’enseignement et de recherche.

La coordination dénonce vivement ces interventions policières d’un
autre temps que certains pensaient révolu. Ces décisions ne peuvent
qu’engendrer des débordements faute de dialogue. La coordination
regrette et dénonce les actions, menées par des casseurs, personnes
étrangères au mouvement qui s’introduisent sur le campus la nuit pour
commettre nombre de dégradations et tenter de faire porter le chapeau
aux étudiants et personnels mobilisés.

La Coordination de Toulon

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