académie de Nice : les personnels n’acceptent pas !

, par  Emancipation 83

Soyons clairs : la stratégie des principales directions syndicales ne nous convient pas. Après la grande journée de lutte du 19 mars, elle n’appellent pas à une action d’ampleur avant mai : peut-on penser faire reculer ce gouvernement, obtenir le retrait des contre-réformes et obtenir la satisfaction des revendications avec une journée d’action tous les deux mois ?
Néanmoins, même s’il n’y a pas encore la convergence des luttes dans toute l’Education, la mobilisation existe : dans le Supérieur bien entendu, mais aussi dans le primaire et le second degré. Nous donnons ci-dessous des infos à ce sujet.

Même s’il n’y a pas encore de grand mouvement, il serait erroné de croire qu’il ne se passe rien dans les bahuts. Nous n’avons connaissance que de certains éléments, et ceux-ci suffisent à montrer que le mécontentement des personnels est réel, qu’il s’exprime par l’affirmation de leurs revendications.
"Concertation" sur la "réforme" du lycée, DGH rejetées, etc... les éléments donnés ici s’ajoutent à ce que nous indiquions dans de précédents articles.

Voici donc :
- ci-dessous : le boycott de la seconde demi-journée de "concertation" sur les lycées par les collègues du lycée Renoir de Cagnes-sur-Mer. A signaler qu’au lycée Dumont d’Urville (toulon), les collègues n’ont pas assisté non plus à cette demi-journée et ont fait cours normalement.
- en pièce jointe : la déclaration des élus des enseignants (SNES-SUD-FO-SNEP) du lycée Jean Moulin (Draguignan) concernant la DGH. DGH d’ailleurs rejetée (8 pour, 10 contre, 3 abstention).
- en pièce jointe toujours : des représentants de plusieurs établissements sont allée en délégation au rectorat, pour exposer les revendications de 11 bahuts concernant la DGH... ce qui montre bien que le calme n’est qu’apparent.
(document d’origine FO - quelque soit ce qu’on peut penser de FO, de telles initiatives sont utiles, et utile aussi le fait de faire circuler les infos sur ce qui se passe dans les établissements et les revendications qui s’y expriment).

BOYCOTT AU LYCEE RENOIR

des

Enseignants du lycée A. Renoir de Cagnes-sur-mer

à

M. le Recteurde l’Académie de Nice


Objet : consultation du 27 mars 2009 concernant la réforme des lycées.

Les enseignants du lycée Renoir de Cagnes-sur-mer n’ayant reçu aucune réponse (ni par voie directe ni par voie hiérarchique) à leur courrier du 21 janvier 2009 qu’ils vous ont adressé, réclamant les garanties concernant la prise en compte de leur travail sur la réforme des Lycées, décident, à l’occasion de cette demi-journée de consultation du 27 mars 2009 de ne pas donner suite à la demande du Rectorat de Nice de participer à un travail de réflexion sans avenir, compte tenu des raisons suivantes.

Ayant consulté le « premier bilan d’étape » présenté sous forme d’un tableau de résultats qui ne mentionne aucun justificatif sur la régularité de la procédure de consultation et ayant constaté que :
- ce document entérine sur plusieurs points des mesures allant à l’encontre des vœux de la majorité des enseignants de l’établissement ;

- cette consultation n’est proposée que dans quelques académies ;
- ni les enseignants du collège ni ceux de l’université ne sont associés à cette réflexion ;
- M. Darcos compte expérimenter la réforme que nous avons massivement rejetée, tout en feignant de nous consulter sur une nouvelle réforme ;

En conséquence, les enseignants du lycée Renoir de Cagnes-sur-mer décident de se désengager de cette procédure qu’ils jugent délétère, artificielle et contraire aux principes élémentaires de l’expression démocratique.

En effet, une réflexion collective dans un établissement n’est légitime que si tous les enseignants sont présents. Or, sur 150 enseignants exerçant au sein de l’établissement, 33 seulement étaient aujourd’hui présents car certains étaient mobilisés par d’autres tâches (réunion des professeurs principaux, enseignements maintenus en classes de BTS 2 ème année, maintenance informatique, remplacement de cours, etc.) ou déchargés de la réunion par l’administration s’ils n’avaient pas cours à ce moment là.

Les enseignants du lycée Renoir regrettent que cet artifice les ait contraints à renoncer à deux demi-journées de travail avec leurs élèves et demandent aux autorités davantage de respect et de considération en ne perturbant pas le suivi pédagogique de leurs classes par des réunions inutiles et stériles.

Les enseignants du Lycée A. Renoir de Cagnes-sur-mer vous prient d’agréer, Monsieur le Recteur, l’expression de leurs sentiments respectueux.

Pour le S1 de Renoir,

Antonio Molfese

Navigation