Votes internes au SNES (4-26 mai) : pour le syndicalisme de lutte et pour l’indépendance syndicale, votez Émancipation !

, par  Emancipation 83

Les votes internes au SNES commencent Il s’agit pour les syndiqué-e-s de voter en fonction des orientations des différentes tendances. C’est donc un moment important dans la vie de ce syndicat.
Émancipation propose une alternative syndicale, pour enfin aller vers ce dont nous avons tous et toutes besoin : un syndicalisme de lutte !
Dans notre académie, nous sommes la seule tendance du SNES à être à la fois pour un syndicalisme de lutte, et pour un syndicalisme indépendant des pouvoirs et des partis (c’est un constat et pas une polémique)...
Ci-dessous et en pièce jointe, le texte d’orientation déposé par Émancipation.

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Pour un syndicalisme de lutte,

Pour un syndicat indépendant

de tous les pouvoirs !

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Face au gouvernement, le recul de Darcos sur la réforme des lycées tout comme les luttes en Guadeloupe, ont montré ce qu’il était possible de faire pour gagner. Mais la direction du SNES n’en prend pas la voie : louvoiements sur la réforme des lycées, refus d’appeler à la grève avec le Supérieur contre la "masterisation" ou absence d’initiative centralisée après la grande grève du 19 mars… car pour gagner, encore faut-il faire le choix d’un syndicalisme de lutte ; c’est ce choix qu’Émancipation propose aux syndiqué-e-s !

1) partir des initiatives à la base, décidées collectivement dans les assemblées générales. Sans pour autant négliger le rôle des syndicats ! L’action doit être gérée démocratiquement par les personnels, pour permettre leur implication active (et non des grèves de 24 heures tous les deux mois !) : AG intersyndicales d’établissements, de bassins… coordonnées avec des représentants qu’ils se choisissent. Cela permet de mettre en place des initiatives locales, de préparer les grèves, de définir des revendications à partir de la réalité sur le terrain. Le SNES doit y participer, et même les impulser.

2) pour un syndicalisme revendicatif : La première priorité, c’est d’exiger clairement le retrait des réformes Darcos (lycées, "masterisation"), l’arrêt des suppressions de postes et le maintien des statuts des personnels. Nous sommes pour la titularisation immédiate et sans condition de tous les précaires, l’arrêt du recrutement de hors statuts, la création de tous les postes statutaires nécessaires.
Plus généralement, nous proposons de mettre en avant des revendications qui unifient les salarié-e-s (300 € pour tous, arrêt des licenciements…), et non des revendications qui isolent les différentes catégories. Comme en Guadeloupe, une telle démarche s’impose pour préparer les conditions de la grève générale public-privé.
Tout cela implique de rompre avec le "dialogue social" pratiqué par le gouvernement, qui veut associer les syndicats aux "réformes" combattues par les personnels !

Pour nous il y a encore deux autres priorités :
- agir pour une école vraiment démocratique… pour donner à tous les élèves, dans un même lieu de scolarisation, une culture large, critique, à un rythme adapté, avec maintien du cadre national (horaires, contenus, diplômes…). Les conditions doivent en être réunies : baisse des effectifs (25 élèves maximum), dédoublements, suivi et aide aux élèves, etc.
- agir pour un système éducatif public égalitaire implique la défense intransigeante de la laïcité : défense de la loi de 1905, fin des subventions publiques à l’enseignement privé et aux religions, nationalisation de l’enseignement privé, lutte contre les intégrismes…

3) pour d’autres pratiques syndicales :
- l’indépendance syndicale : nous sommes une tendance indépendante de tout parti politique.
- utiliser toutes les formes d’action : refus ou boycott, pratiques de désobéissance civile, occupations d’établissements, blocage du système (grève à la rentrée par exemple)… peuvent être efficaces. En même temps la grève reste fondamentale, notamment la grève reconductible, même si parfois des grèves de 24h peuvent aussi être utiles. L’important, c’est l’efficacité des méthodes d’action à un moment donné.
- refus du syndicalisme d’appareil : nous sommes contre les décharges syndicales complètes, les dirigeants inamovibles et cooptés, etc.

4) pour la solidarité collective : le syndicalisme c’est aussi soutenir les collègues réprimés, et plus généralement défendre les libertés (enfants de sans papiers avec RESF, défense des droits des femmes…).

Vous voulez un autre syndicalisme ?

Votez "Émancipation" !

Pour tout contact : emancipation83@wanadoo.fr,
site : http://83.emancipation.fr/

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