tribune libre à paraître dans le journal de la FSU 83 (mars 2009)

, par  Emancipation 83

Ci-dessous et en pièce jointe, la tribune libre d’Emancipation publiée dans le prochain numéro du journal départemental de la FSU

Tribune de la tendance "Emancipation" :

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La Guadeloupe nous montre la voie !

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La grève générale reconductible jusqu’à satisfaction des revendications : c’est ce qu’a vécu la Guadeloupe pendant plus d’un mois, et qui doit nous servir de leçon. Qu’en retenir ?

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Un collectif unitaire et populaire
Le LKP (Liyannaj Kont Profitasyion = Collectif contre l’exploitation extrême), mené par le syndicat majoritaire, l’UGTG, a su regrouper l’ensemble des syndicats, mais aussi les associations culturelles et carnavalesques très populaires comme AKIYO et VOUKOUM, les associations de consommateurEs et de locataires, de parents d’élèves, et des groupes politiques.
Ce Collectif uni et déterminé d’une cinquantaine d’organisations a fédéré les GuadeloupéenNEs lors de gigantesques manifestations.

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Un fonctionnement démocratique.
Le mouvement a su imposer un fonctionnement adéquat : pas une journée sans AG notamment et surtout à la base, dans les entreprises et les administrations. Dans le cadre de revendications définies collectivement, toute avancée dans la négociation a été soumise à l’approbation des travailleurEs.
La clarté des revendications a permis une argumentation très serrée que touTes les GuadeloupéeNEs ont pu apprécier en direct, puisque la première partie des négociations a été retransmise sur toutes les chaînes de radio et de télé simultanément.
Enfin, pour éviter les débordements, le LKP s’est doté d’un service de sécurité nombreux, très rôdé et très respecté par la population.

Une radicalité sociale et militante exemplaire.
D’emblée, le LKP s’est positionné contre la vie chère, la précarité et la pauvreté.
Sa revendication centrale – 200 euros pour tous les bas salaires – s’est accompagnée d’un relèvement de tous les minima sociaux, de l’APL, et d’un abaissement du coût des produits de première nécessité ainsi que des loyers, de l’eau, de l’énergie et des transports.
Cette lutte a été dans le même temps une lutte remettant en cause l’exploitation de classe et de race, instituée par le système colonial et capitaliste !

La FSU peut s’inspirer de cette lutte sociale exemplaire :
- en développant des mots d’ordre clairement anticapitalistes : retrait des réformes Sarkozy-Darcos-Pécresse, augmentation substantielle du pouvoir d’achat et particulièrement des bas salaires (300 euros pour touTEs), aucun licenciement dans le privé comme dans le public, retour des postes supprimés, défense et amélioration des garanties statutaires
- en s’inspirant des méthodes de luttes de ce collectif, particulièrement mobilisatrices, pour construire une riposte efficace et massive aux attaques du gouvernement contre le service public d’éducation. La FSU pourrait ainsi proposer la mise en place de collectifs organisant localement la lutte, pour préparer les conditions d’une grève générale public/privé et la grève reconductible dans l’Education nationale.

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