rapport d’activité de la direction du SNES de Nice : votez NON !

, par  Emancipation 83

Tous les deux ans, le SNES tient son congrès national. Le SNES de l’académie de Nice tient un congrès académique pour le préparer. Au préalable, les syndiqué-e-s sont invité-e-s à voter sur le rapport d’activité de la direction sortante. Il s’agit d’une procédure démocratique, qui est importante, nous appelons donc tous les syndiqué-e-s du SNES à voter... et à voter NON !

(le lien vers le rapport d’activité de la direction académique du SNES sera mis dès que possible)

Contribution de la tendance "Émancipation"

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De quel poids avons-nous pesé
dans le recul de Darcos ?

Le gouvernement vient de reculer sur la réforme des lycées, suite aux mobilisations. Mais la direction du SNES n’y a pas joué un rôle moteur, n’ayant jamais appelé à la grève en lien avec le mouvement lycéen. Dans notre académie, elle se limite en général à transposer mécaniquement la stratégie de la co-direction nationale Unité Action/Ecole Emancipée, aux carences évidentes.

Un rapport d’activité très révélateur
A en croire les rapporteurs, le SNES se résumerait à une direction académique. La présentation des différents secteurs d’activité est réduite à leur aspect "gestionnaire" : intervention en commission paritaire, services aux syndiqués…
Ainsi la bataille contre la réforme des lycées est ramenée à… un "stage syndical" !
Ainsi, être "aux côtés des collègues", ce serait surtout les défendre dans les commissions paritaires… choquant pour les militants d’établissements : rappelons que le syndicat, ce sont avant tout des luttes quotidiennes dans les bahuts !
Pourtant il y aurait matière à réflexion : syndicalisation difficile, érosion des résultats aux élections paritaires… alors que le SNES est un outil incontournable pour les collègues qui veulent se battre contre ce gouvernement.

Un décalage par rapport aux secteurs mobilisés
La réforme du lycée résume bien la démarche de la direction UA : s’engluer dans les 16 "points de convergence" avec Darcos, hésiter à exiger le retrait de la réforme, et enfin sous-estimation des luttes lycéennes. Et cette carence n’est pas isolée :
- refus de tenter une convergence interprofessionnelle des luttes, exemple en novembre 2007 (grève reconductible des cheminots)
- attentisme lors des grèves lycéennes d’avril et novembre 2008 : aucun appel à la grève du SNES en solidarité, exposant ainsi les lycéens à l’isolement et à la répression,
- stratégie revendicative préférant des accords sur une base a minima avec les syndicats les plus complaisants, plutôt que sur des revendications claires avec les plus revendicatifs (CGT, FO, SUD).

Si elle persistait, cette stratégie pourrait nous conduirait à de graves échecs.

Syndicalisme ou institution ?
Le comportement de la direction du SNES est trop souvent celui d’un appareil :
- frilosité initiale face à certaines formes d’action (occupations d’établissements, blocage de la rentrée…) alors qu’il faut n’en exclure aucune pour gagner,
- par rapport aux luttes à la base : réticence, pour ne pas dire dénigrement, face aux tentatives de coordination des actions des établissements (AG inter-établissements)
- des efforts pour améliorer la démocratie syndicale, mais une intolérance des minorités quand elles s’expriment publiquement.

La direction nationale UA/EE, ainsi que la direction académique, doivent être averties. Nous ne critiquons pas des personnes, mais nous voulons garder un syndicalisme revendicatif ! Pour cela faisons entendre notre voix…

… En votant "NON"

aux rapports de la direction du SNES

au plan national comme académique

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