Votes internes au SNES (2-29 mai) : pour le syndicalisme de lutte et pour l’indépendance syndicale, votez Émancipation !

, par  Emancipation 83

Les votes internes au SNES commencent Il s’agit pour les syndiqué-e-s de voter en fonction des orientations des différentes tendances. C’est donc un moment important dans la vie de ce syndicat.
Émancipation propose une alternative syndicale, pour enfin aller vers ce dont nous avons tous et toutes besoin : un syndicalisme de lutte !
Dans notre académie, nous sommes la seule tendance du SNES à être à la fois pour un syndicalisme de lutte, et pour un syndicalisme indépendant des pouvoirs et des partis (c’est un constat et pas une polémique)...
Ci-dessous et en pièce jointe, le texte d’orientation déposé par Émancipation.

Pour un syndicalisme de lutte,

Pour un syndicat indépendant

de tous les pouvoirs !

Élections ou pas, le gouvernement continue ses attaques contre les personnels et l’école publique. Un jour le décret De Robien, un autre jour le travail de nuit à 15 ans, des milliers de suppressions de postes et de classes…{{}}

Face à cela, il y a un indéniable potentiel de mobilisation. Les collègues ont montré leur volonté de lutte par les grèves (ainsi le 18 décembre), manifestations nationales ou locales, boycotts des bacs blancs, contacts avec la population…

Mais la direction du SNES se contente de réagir au coup par coup, sans vouloir organiser et fédérer ces résistances : pas de grève en janvier malgré le succès incontestable de la grève du 18 décembre et alors que le mécontentement montait, aucun prolongement aux luttes locales en février… pour gagner, encore faut-il faire le choix d’un syndicalisme de lutte ; c’est ce choix qu’Émancipation propose aux syndiqué-e-s !

Statuts, précarité : deux priorités{{}}
Des milliers de contractuels, vacataires… ont été mis au chômage. En même temps, avec le décret De Robien sur les obligations de service, le ministère veut casser tout statut pour imposer précarité, flexibilité et bivalence, tout en supprimant des milliers de postes.

Pour défendre les conditions de travail de tous les personnels, pour stopper la précarité, deux urgences prioritaires s’imposent :
- l’abrogation du décret De Robien, le rétablissement des postes supprimés.

- la titularisation immédiate sans condition de concours ou de nationalité de tous les précaires, avec l’arrêt du recrutement de hors statuts et la création de tous les postes statutaires nécessaires au service public.

Un seul programme : l’abrogation des contre-réformes !
Aujourd’hui se bercer d’illusions sur un hypothétique changement de gouvernement ne mènerait qu’à de nouveaux déboires. La mise en œuvre de la loi Fillon d’ orientation sur l’école commence à produire ses effets : SMIC éducatif, appauvrissement culturel, étrangement des moyens…

Dans l’immédiat, ne comptons que sur nous-mêmes pour imposer l’abrogation de la loi Fillon et de tous ses décrets d’application, en organisant d’abord avec les personnels le refus de son application (remplacement "à l’interne", "conseil pédagogique" pour caporaliser les personnels, note de vie scolaire…).

Cette perspective doit s’inscrire dans le projet d’une école vraiment démocratique… une école donnant à tous les jeunes, dans un même lieu de scolarisation, accès à une culture large, critique, à un rythme adapté à chacun, avec maintien du cadre national (horaires, contenus, diplômes…). Les conditions doivent en être réunies : baisse des effectifs (25 élèves maximum), dédoublements, suivi et aide aux élèves (rétablissement des classes de soutien), etc.

Pour un syndicalisme revendicatif : l’indépendance syndicale et la démocratie
Face aux agressions actuelles, nous proposons trois priorités pour notre syndicalisme :

-  soutenir, faire connaître, généraliser les initiatives partant des établissements, créer une perspective et un espoir dans la lutte en permettant aux collègues de la prendre en charge, grâce aux instruments qu’ils se donnent : les Assemblées Générales (d’établissements, de secteurs…), structurées démocratiquement (délégués d’établissements). Dans notre académie, des établissements ont pris contact entre eux, à partir de débats à la base dans les AG de personnels, parfois en lien avec les parents d’élèves, et organisent l’action contre les mauvais coups : élaboration de revendications, coordination des actions de refus, manifestations communes... pour nous, notre syndicat doit tâcher de généraliser et coordonner ces actions, comme l’ont fait les sections SNES des établissements du Centre et du Haut-Var (manif de 300 personnes à Barjols).
- encourager toutes les formes d’action : les actions de refus ou de boycott (des bacs blancs, des conseils pédagogiques, de la note de vie scolaire…), les pratiques de désobéissance civile, de manifestations festives, d’occupations d’établissements… sans relativiser les formes d’action plus traditionnelles du mouvement ouvrier (grève, y compris reconductible, manifestations, occupations…) peuvent enrichir les formes d’action syndicale.
- lier ces formes d’organisation qui permettent le maintien et le renforcement de la mobilisation, avec une action de grève et de manifestation nationales, incontournable pour obtenir l’abrogation du décret De Robien et le rétablissement des postes supprimés.

Un syndicalisme organisant la solidarité
Le SNES peut jouer un rôle pour défendre la cohésion sociale et les droits des salariés, par exemple :
- en défendant la laïcité des institutions : la laïcité est un principe politique indispensable à l’émancipation de la personne, contre la marchandisation de l’école, les influences confessionnelles et les communautarismes. Il n’y a pas d’école émancipatrice sans laïcité, ce qui implique la nationalisation laïque des écoles privées, pour créer une seule école publique unifiée. Oui au rassemblement des forces laïques dans des structures unitaires pour défendre des revendications claires (défense de la loi de 1905 créant la laïcité institutionnelle en France, fin des subventions publiques à l’enseignement privé et aux religions , lutte contre tous les intégrismes et le créationnisme…) !
- en défendant les libertés démocratiques. La lutte contre les lois répressives est urgente : refuser la délation et la traque des élèves sans papiers dans l’Ecole, soutenir les personnels victimes de répression anti-syndicale…
- par l’action syndicale internationale, dans une perspective de lutte et de transformation sociale, une perspective internationaliste de rupture avec le libéralisme dominant dans l’Union Européenne et les institutions internationales. Nous nous opposons ainsi, avec d’autres, à l’entrée de la FSU et du SNES dans la pseudo "Confédération Syndicale Internationale" (CSI), qui accompagne le libéralisme.

Vous voulez un autre syndicalisme ?

Votez "Émancipation", aux plans national comme académique !

Quelles sont nos différences avec les autres tendances ?

Elle se situent dans la conception du syndicalisme :

- pour nous il faut avant tout partir des initiatives à la base.

- nous estimons que le syndicat doit être totalement indépendant : des gouvernements, mais aussi des institutions et des partis politiques… c’est notre autre originalité !

- des revendications qui lient pédagogie et syndicalisme, élaborées dans un cadre intersyndical

Nous tenons aussi à remercier l’ensemble des syndiqués qui ont accepté de figurer sur notre liste, y compris ceux qui, ne partageant pas toutes nos positions, le font au titre du "soutien démocratique".

Navigation

Brèves Toutes les brèves