texte "action" au congrès académique du SNES

, par  Emancipation 83

Lors du congrès académique du SNES a eu lieu le débat sur l’action du syndicat pour les prochaine ssemaines. Ce qui est effectivement nécessaire, au vu des attaques très brutales de ce gouvernement contre l’école publique.
Emancipation a défendu l’idée de s’appuyer sur les actions en cours des collègues, pour les fédérer et leur permettre de durer (voir ci-dessous).

Texte action de la tendance Emancipation

Construire la permanence des luttes pour la satisfaction des revendications

Le SNES constate que loin d’être inactif en période électorale, le gouvernement actuel poursuit sa politique qui vise à mettre en place de manière irréversible une dénaturation qualitative des services pubics, des statuts et des conditions de tavail des personnels, des conditions de vie de la jeunesse :
- en poursuivant l’institutionnalisation de la précarité : mise en place des AVS-EVS, licenciement de milliers de précaires, pérennisation du CDI dans la Fonction Publique...
- en attaquant les statuts de nombreuses catégories, notamment à travers la publication du décret De Robien dans le second degré, les EPEP et la répression contre les directeurs d’école, la généralisation des entretiens individuels pour l’avancement...
- en mettant en place des structures modifiant profondément le fonctionnement des services publics, par le biais de liens systématiques avec le secteur marchand dans le cadre d’un abaissement des coûts et d’une gestion comptable (Partenariats Public-Privé, LOLF...)
- en renforçant les politiques sécuritaires et de contrôle social, dirigées aussi bien contre la jeunesse (Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs) que contre le mouvement social, comme l’a bien montré le cas de Roland Veuillet.

Dans le même temps, le SNES constate que les personnels continuent à agir pour leurs revendications, pour résister à ce démantèlement, et sous de multiples formes :
- par des actions locales dans les établissements, les écoles, les services (refus des DGH, de la précarité, boycott d’examens...)
- par des actions fédérant des résistances ; ainsi les luttes concernant les EPEP et la direction d’école (manif parisienne du 14 mars), les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (semaine d’action de la PJJ), les suppressions de postes (grèves départementales ou académiques)...
- par la grève, comme par exemple dans le seconde degré (20 mars) ou l’ANPE (29 mars)

Le SNES soutient ces actions qui montrent une disponibilité des personnels pour l’action, pour défendre et faire aboutir leurs revendications dès maintenant. Il appelle les personnels à faire grève massivement le 20 mars pour le retrait du décret De Robien, afin que le mécontentement actuel débouché sur un rapport de forces susceptible de faire reculer le gouvernement.

Il estime qu’il appartient au syndicalisme, en partant des luttes locales existantes, de développer et généraliser ces résistances :
- tout d’abord en décidant réellement de faire connaître ces luttes et le soutien du SNES, par la mutualisation de l’information et sa diffusion massive aux personnels
- en construisant au niveau national un cadre fédérateur leur permettant de ne pas être isolées, et de contribuer à construire dans la durée un rapport de forces dès les prochaines semaines, et ce du niveau local au niveau national.

Pour le SNES, il ne saurait être question d’accepter que la prochaine rentrée scolaire puisse s’opérer dans les conditions créées par le gouvernement. C’est pourquoi, dès maintenant et au cours des prochaines semaines, quelque soit les résultats des processus électoraux en cours, il porte et fait connaître les revendications :
- pour l’abrogation de tous les dispositifs attaquant les statuts et conditions de travail des personnels, en particulier le décret De Robien sur les obligations de service ;
- pour l’abrogation des lois contestées par ler personnels ;
- pour l’abandon des dispositifs répressifs et l’annulation des sanctions contre les militants du mouvement social, (par exemple en ce qui concerne le CPE Roland Veuillet), et l’application effective par l’Etat de ses lois et réglementations concernant les droits des personnels de la Fonction Publique.

Pour le SNES, cela implique ainsi de contribuer à construire dès maintenant un mouvement refusant que la rentrée scolaire puisse s’opérer sur les bases actuelles, ce qui implique une réponse aux revendications ci-dessus quelque soit l’interlocuteur gouvernemental actuel ou à venir. Ce qui implique aussi de construire un mouvement revendicatif débouchant sur la grève dès que possible ; en tout état de cause s’imposera par la suite, si les revendications ne sont pas satisfaites, une grève dès la rentrée.

Pour cela, il appelle les personnels à poursuivre les actions en cours, à se réunir en AG pour en envisager de nouvelles afin de faire en sorte que le contexte électoral n’aboutisse pas à un arrêt du mouvement social. Il prendra contact avec les autres organisations syndicales sur ces bases, afin d’installer cette perspective dès maintenant dans le contexte politique et social.

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